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Charles
	Devlin

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Charles Devlin

Fiche biographique

Naissance : 1827

Décès : 1916

Mandats

Échevin, Aylmer (1860)

Échevin, Aylmer (1862)

Échevin, Aylmer (1866)

Échevin, Aylmer (1868)

Échevin, Aylmer (1870)

Échevin, Aylmer (1872)

Maire, Aylmer (1873-1876)

Maire, Aylmer (1877-1878)

Échevin, Aylmer (1880)

Échevin, Aylmer (1881)

Échevin, Aylmer (1882)

Échevin, Aylmer (1882)

Échevin, Aylmer (1884)

Échevin, Aylmer (1885)

Échevin, Aylmer (1886)

Échevin, Aylmer (1887)

Échevin, Aylmer (1888)

Échevin, Aylmer (1889)

Maire, Aylmer (1890-1891)



Biographie

En 1851, à l’âge de 23 ans, Charles Devlin quitte Roscommon, en Irlande, et s’installe dans le village d’Aylmer. À l’angle nord-ouest des rues Charles et Bancroft, il établit un magasin général qui demeure en opération pendant 60 ans, jusqu’à sa destruction par le feu en 1911.

Il épouse Mary Ellen Roney et il fait construire une maison de brique à l’intersection nord-est des rues Charles et Parker en 1870 pour loger sa famille de dix enfants : Owen Bernard, Mary Catherine, Charles Ramsay, James Joseph, Mary Ann Aloisa, Frederick John, Louise Harriet, Napoleon, Joseph Augustin et Emmanuel Berthmans.

Son nom apparaît pour la première fois sur la scène municipale en 1860 lorsqu’il est élu conseiller pour un mandat de deux ans, sous l’administration du maire Charles Symmes père. Il est réélu pour un nouveau mandat, de 1862 à 1864, sous l’administration du maire Harvey Parker fils. Il prend congé de la politique municipale de 1864 à 1866, puis il revient pour quatre autres mandats à titre de conseiller, de 1866 à 1873. Il devient maire de 1873 à 1876, reprend son siège de conseiller de 1876 à 1877 et occupe à nouveau le poste de premier magistrat de 1877 à 1878. Il est à nouveau conseiller de 1882 à 1890 et maire de 1890 à 1891.

Le 24 février 1890, au cours de son dernier mandat à la mairie, il se rend à Québec avec le conseiller Goulet dans un effort pour empêcher le transfert du Palais de Justice à Hull.

Il implante un programme pour encourager l’établissement de nouvelles industries dans la municipalité. À cet effet, le conseil adopte, le 1er décembre 1890, une résolution offrant une exemption de taxes pour une période de vingt ans. Cette exemption s’applique aux entreprises qui emploient 75 personnes et plus, pendant 20 ans. De plus, la ville se dit prête à considérer favorablement toute proposition d’emprunt en vue de l’établissement d’une entreprise par une ou des personnes d’expérience.

Le 5 janvier 1891, sous l’administration du maire Devlin, Aylmer passe du statut de village à celui de ville.

Charles Devlin a donné 24 années de sa vie à la politique municipale.

Il décède le 9 mars 1916, à l’âge de 89 ans. Il est inhumé au cimetière Saint-Paul.

Ses fils se sont distingués dans des carrières professionnelles : Charles Ramsay sera ministre de la Colonisation à l’assemblée législative du Québec dans le cabinet Gouin ; Emmanuel, un avocat, deviendra député du comté de Wright au fédéral ; Joseph sera avocat; Owen Bernard se distinguera comme avocat et prêtre jésuite. Frederick deviendra dentiste et Napoléon, conseiller municipal en 1923 et 1924, gèrera le magasin général Devlin.

En ce temps-là …

En septembre 1878, le village reçoit avec pompe et cérémonie Alonzo Wright qui vient d’être élu député du comté d’Ottawa. Les commerces et les résidences sont décorés et illuminés et les édiles municipaux organisent une parade en son honneur. Du balcon de l’hôtel Holt, le Dr C.B. Church, Charles Leduc et les députés J.M. Currier, J. Tassé et William McKay Wright démontrent leur talent d’orateurs dans les langues de Molière et de Shakespeare.

En 1890, la Hull Electric ouvre le parc d’amusement Queen’s Park, deux milles en amont de la rivière, sur un terrain de 80 acres.

En juillet 1890, un dénommé D. Darmody et 15 membres du Club de balle d’Aylmer présentent une pétition priant le conseil de demander à l’inspecteur des chemins d’aviser toutes les personnes qui laissent leurs bestiaux errer dans les rues, de bien vouloir les garder en pâturage. Ces animaux sont nuisibles, disent-ils, car ils les empêchent de s’adonner à leur sport avec plaisir.